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L'église qui devenait le Pays des merveilles

Par PROUVOST, Chistelle





Faire découvrir le théâtre au grand public en lui présentant des oeuvres célèbres dans un site aussi fascinant qu'inhabituel, c'est une formule que Del Diffusiona optimalisée en présentant l'été des spectacles dans l'abbaye de Villers-la-Ville et l'hiver dans l'amphithéâtre de Walibi. Formule à laquelle la toute jeune ASBL Idée fixe a emboîté le pas, présentant « Don Giovanni » dans le château de la Hulpe l'été dernier et montant également un conte pour l'hiver, « Alice au pays des merveilles», au coeur de la basilique de Koekelberg. Notre association a pour objectif de mettre en évidence le patrimoine à la fois architectural et artistique. Leur symbiose est un gage de qualité supplémentaire, explique Cédric Monnoye, responsable d'Idée fixe. Ayant travaillé auparavant sur des événements son et lumière (Tours des sites), Cédric Monnoye a lancé Idée fixe avec la création, diversement appréciée, de « DonGiovanni » au château de la Hulpe.

En proposant des événements spectaculaires, nous rendons le théâtre ou l'opéra plus accessibles aux gens qui n'y vont jamais. L'idée d'« Alice » est survenue il y a un peu plus d'un mois. C'est un défi grandiose à relever. La basilique de Koekelberg nous semblait être l'endroit idéal pour présenter un conte.

C'est sur le célèbre roman de Lewis Carroll que l'équipe d'Idée fixe a jeté son dévolu, confiant, comme pour « Don Giovanni », la mise en scène à Eric Lefèvre. Il était complètement inutile, explique ce dernier, d'imaginer un grand show avec effets spéciaux dans un tel lieu. Après tout, le théâtre n'est-il pas né sur les parvis d'églises ? Plutôt que de faire appel à une large distribution, nous avons préféré confier les 27 personnages différents à une seule actrice.

C'est Nathalie Stas, comédienne et chanteuse qui incarnera donc à la fois Alice, le lapin blanc, le chat Chester, la Reine de Coeur, le Lièvre de Mars ou le Chapelier fou... S'écartantdes images de Disney, Nathalie Stas jouera, dansera et chantera tous les personnages. C'est une performance excitante mais qui de plus se rapproche du roman puisque tous ces personnages sont rêvés par la seule et même Alice.

Si Eric Lefèvre nie les effets spéciaux, il insiste pourtant sur l'importance du rôle joué par la lumière et les bruitages qui créeront à eux seuls les différents décors dans lesquels Alice évolue. Déambulant à travers les différents étages de la basilique, le jeu deNathalie Stas sera également accompagné par le violon de Philippe Descamps.

Présentant le spectacle pour cinq soirs seulement, Idée fixe a préféré jouer peu, être victime de son succès et refuser du monde plutôt que l'inverse. Il n'empêche qu'Idée fixe songe déjà à fai retourner « Alice » dans d'autres églises, d'autres communes, si le projet emballe...

« Alice au pays des merveilles », à la basilique de Koekelberg, du 6 au 10 décembre.
 
 

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